Atos lance "Sovereign Cloud", une réponse intégrée aux impératifs de souveraineté numérique
Face aux incertitudes géopolitiques et aux exigences strictes de la directive NIS2, la maîtrise de l'infrastructure numérique est devenue une priorité stratégique pour les organisations critiques en Belgique. Atos vient d’annoncer le lancement d’Atos Sovereign Cloud, une plateforme de nouvelle génération conçue pour offrir aux organisations critiques une alternative européenne de confiance.
A en croire Gartner, plus de 50 % des multinationales auront défini une stratégie de souveraineté numérique d’ici 2029, contre moins de 10 % aujourd’hui. Pour les administrations publiques, les établissements de santé et les opérateurs d’infrastructures critiques en Belgique, cette transition est une nécessité dictée par la directive NIS2 et les risques de dépendance technologique.
L’offre dévoilée par Atos combine ainsi cloud d'entreprise, cybersécurité avancée et infrastructures d'IA, le tout avec une approche "Sovereignty by Design".
Punit Sehgal, directeur général d’Atos Belux, explique : « les administrations et les entreprises fortement réglementées recherchent partout en Europe des environnements cloud de confiance leur permettant de moderniser et de contrôler leurs applications critiques sans compromettre leur conformité ou leur résilience opérationnelle ».
« La souveraineté numérique est devenue une priorité opérationnelle à l’échelle mondiale pour les organisations qui doivent maîtriser leurs dépendances, leur exposition à différentes juridictions et les risques d’interruption de services au sein d’environnements numériques toujours plus complexes. La nouvelle plateforme offre à nos clients un moyen concret d’appliquer des mécanismes de contrôle souverains à leurs charges de travail les plus critiques quels que soient les contextes géographiques et réglementaires », confirme Michael Kollar, leader souveraineté numérique chez Atos Group.
Au-delà d’une offre cloud classique : « Sovereignty by Design »
L’enjeu pour les professionnels de la sécurité consiste à réduire la dépendance vis-à-vis de fournisseurs externes tout en garantissant la continuité de service. Dans un contexte où les chaînes d’approvisionnement informatiques sont sous tension, la capacité à opérer ses propres systèmes, avec une autonomie totale sur les données et les opérations, devient un facteur clé de résilience.
La plateforme, dont le déploiement est prévu pour 2026, repose sur trois piliers fondamentaux :
-Une souveraineté dès la conception grâce à une architecture intègrant des mécanismes de contrôle souverains couvrant la gestion des données, l’autonomie opérationnelle et la cyber-résilience.
-Le recours à des composant open source permet à Atos de renforcer la portabilité des applications, évitant le fameux vendor lock-in (verrouillage propriétaire) qui fragilise souvent les stratégies cloud à long terme.
-En outre, la plateforme est intégralement hébergée, opérée et contractualisée au sein de l’Union européenne, offrant une réponse directe aux exigences de conformité régionale.
Un atout stratégique pour les infrastructures critiques belges
Pour le marché belge, cette offre arrive à un moment charnière. Les opérateurs de services essentiels (OSE) et les entités soumises à NIS2 cherchent des solutions capables de concilier innovation (notamment l'IA) et sécurité.
Pour les responsables cybersécurité belges, cette plateforme représente donc une alternative crédible pour concilier modernisation digitale et conformité réglementaire. En intégrant la sécurité dès la conception, Atos propose un modèle qui répond aux défis de la dépendance technologique et des risques géopolitiques, offrant ainsi un cadre sécurisé pour l'innovation, notamment dans le domaine de l'IA, sans compromettre l'indépendance opérationnelle.