Stratégie : Comment Veeam et Everpure sécurisent les données à l'ère de l'IA agentique

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Stratégie : Comment Veeam et Everpure sécurisent les données à l'ère de l'IA agentique
"La résilience exige plus qu’une simple restauration des données" - John Jester, Chief Revenue Officer chez Veeam.

Face à l'explosion des cyberattaques automatisées par l'IA, la simple sauvegarde ne suffit plus. En renforçant leur alliance stratégique, les plateformes de stockage Veeam et Everpure misent sur une approche intégrée de la cyberrésilience, où protection des données, cybersécurité et souveraineté numérique convergent. Une évolution qui répond aux nouvelles exigences des entreprises belges confrontées à NIS2, DORA et à l'AI Act européen. Et qui ouvre la voie vers une cyberrésilience pilotée par les données.

 La cyberrésilience entre dans une nouvelle phase. Avec la généralisation de l'intelligence artificielle et l'automatisation croissante des cyberattaques, les entreprises ne cherchent plus uniquement à restaurer leurs données après un incident. Elles doivent désormais être capables de garantir que les données restaurées sont intègres, fiables, conformes et immédiatement exploitables.

C'est dans ce contexte que le géant Veeam a décidé de renforcer son partenariat mondial avec la société Everpure. Derrière cette annonce technologique se dessine une évolution plus profonde : la protection des données devient un élément central de la stratégie de cybersécurité.

 « Nos clients développent des environnements de données mondiaux sur Everpure Enterprise Data Cloud. La protection de leurs données devrait être le dernier de leurs soucis », explique Patrick Finn, Chief Revenue Officer, Everpure. « Au cours de l’année écoulée, Veeam et Everpure sont passés d’intégrations individuelles à une alliance globale couvrant les services managés, la sécurité dotée d’IA et la gestion des flottes. En fournissant des services de cyberrésilience via notre écosystème de partenaires, nous réduisons la complexité opérationnelle tout en jetant les bases d’environnements plus intelligents, automatisés et résilients ».

 La restauration ne suffit plus

 Pendant longtemps, la résilience informatique consistait essentiellement à disposer de sauvegardes fiables. Aujourd'hui, ce modèle atteint ses limites. Les ransomwares modernes ne se contentent plus de chiffrer les données ; ils cherchent également à compromettre les sauvegardes, à manipuler les informations ou à perturber les processus de restauration. À cela s'ajoutent les risques liés à l'IA agentique, où des agents autonomes peuvent interagir avec les systèmes d'information et générer des erreurs à grande vitesse.

Pour répondre à cette évolution, Veeam introduit le concept de DataAI Resilience, qui associe protection des données, cybersécurité, gouvernance et intelligence artificielle afin de garantir une restauration de confiance.

L'objectif n'est plus simplement de récupérer des données, mais de restaurer des données vérifiées, gouvernées et utilisables dans des délais compatibles avec les exigences opérationnelles.

« La résilience exige plus qu’une simple restauration. Elle demande une restauration fiable, c’est-à-dire la capacité de restaurer des données propres, conformes, correctement gouvernées et prêtes à l’emploi », confirme John Jester, Chief Revenue Officer chez Veeam.

Une nouvelle stratégie de cyberdéfense : détecter les attaques avant la restauration

 L'autre axe important de cette alliance concerne l'amélioration de la détection des comportements anormaux. Les deux partenaires ont annoncé une intégration renforcée entre leurs plateformes afin d'exploiter des workflows fondés sur la détection d'anomalies. L'objectif est d'identifier plus rapidement les comportements suspects sur les infrastructures de stockage avant qu'ils ne conduisent à une compromission majeure.

Cette approche s'inscrit pleinement dans les nouvelles stratégies de cyberdéfense privilégiées par les entreprises. Les mécanismes de sauvegarde deviennent progressivement des capteurs de sécurité capables de contribuer à la détection précoce d'une attaque et à l'orchestration de la réponse à incident.

 Pour les équipes SOC et les RSSI, cette convergence entre sauvegarde et cybersécurité constitue une évolution importante. Les plateformes de protection des données ne sont plus uniquement sollicitées après un incident ; elles participent désormais activement au dispositif de détection.

 La souveraineté des données au cœur de l'architecture

 L'autre dimension majeure de l’annonce concerne la souveraineté numérique. Les entreprises européennes doivent dorénavant répondre simultanément aux exigences d’une multitude de règlementations comme le RGPD, NIS2, DORA ou encore l'AI Act qui imposent une meilleure maîtrise des données critiques (localisation, accès, gouvernance, capacité de restauration et contrôle des fournisseurs).

 C’est dans ce contexte que Veeam et Everpure ont décidé de mettre en avant un modèle de cyberrésilience « as-a-service » qui combine une expérience proche du cloud avec un principe essentiel pour de nombreuses organisations : les données restent hébergées sur site.

 « Cette approche répond à une préoccupation croissante des entreprises belges, notamment dans les secteurs financier, industriel, de la santé ou des administrations publiques. Beaucoup souhaitent bénéficier de services managés tout en conservant la maîtrise physique et juridique de leurs données stratégiques », soulignent conjointement les experts chez Veeam et Everpure.

 En effet, la souveraineté ne se limite plus au lieu de stockage. Elle concerne également la capacité de contrôler les politiques de sécurité, les procédures de restauration et les responsabilités des différents prestataires impliqués.

 Kubernetes, un enjeu de cyberrésilience

 L’enjeu de l'annonce de Veeam et Everpure reflète en outre l'évolution des infrastructures informatiques. Avec l'intégration prochaine des technologies Kasten et Portworx, les deux partenaires étendent leurs capacités de protection aux environnements open-souce Kubernetes et aux applications cloud natives.

 Pour les responsables cybersécurité, cette évolution répond à une réalité de terrain. Les applications critiques sont désormais distribuées entre datacenters, clouds publics et plateformes de conteneurs. Cette complexité multiplie les surfaces d'attaque et complique considérablement les opérations de reprise après sinistre.

 Une évolution qui concerne directement les entreprises belges

 Au-delà des aspects technologiques, cette annonce illustre une tendance plus large du marché : la convergence entre cybersécurité, gouvernance des données et résilience opérationnelle.

Pour les entreprises belges, cette convergence intervient alors que les exigences réglementaires se renforcent rapidement. Les organisations soumises à DORA doivent démontrer leur capacité à restaurer rapidement leurs services critiques. Les entités concernées par NIS2 doivent renforcer leur gestion des risques cyber et leur chaîne d'approvisionnement numérique. Quant à l'AI Act, il imposera une gouvernance plus rigoureuse des données utilisées par les systèmes d'intelligence artificielle.

Dans ce contexte, la protection des données ne relève plus uniquement des équipes infrastructure ou sauvegarde. Elle devient un élément essentiel de la stratégie de sécurité de l'entreprise.

 Vers une cyberrésilience pilotée par les données

 Le renforcement du partenariat entre Veeam et Everpure traduit ainsi une transformation profonde des solutions de protection des données. Les plateformes de sauvegarde évoluent vers de véritables outils de cyberrésilience capables de détecter des comportements suspects, d'automatiser les processus de restauration et de contribuer à la conformité réglementaire.

Pour les professionnels belges de la cybersécurité, cette évolution confirme une tendance de fond : la résilience ne se mesure plus uniquement à la rapidité de restauration, mais à la capacité de remettre en production des données fiables, intègres et souveraines.

À mesure que l'intelligence artificielle s'impose dans les entreprises et que les cyberattaques gagnent en automatisation, cette maîtrise de la donnée devient un facteur déterminant de sécurité, de conformité… mais aussi de compétitivité.

 -L’intégration de Portworx et de Kasten est prévue pour le troisième trimestre 2026

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